Micro centrales, barrages...STOP, ça suffit ! SIGNEZ LA PETITION...LIBERONS NOS RIVIERES

22 août 2016

L'étiage bat son plein ...

Une dizaine de jours sans voir les berges d'un cours d'eau. Comment vont être les niveaux ? Dame truite sera t'elle dehors ? Nous partons donc, JP, Fouytoc et moi, direction le Salat bien décidés à taquiner les belles. Un petit coup d’œil avant sur VigiXplorer, l'application réalisée par l'ami Adrien, qui nous signale un niveau des plus bas qui devrait nous permettre d'explorer des postes jusqu'alors peu ou pas praticables. Un arrêt à Mane chez Ducos où le maitre des lieux François, dit "l'Ancêtre", nous accueille, comme toujours, avec le sourire. Et c'est parti !
Arrivé sur place, le temps est couvert, sans une brise, l'idéal quoi !  Pas l'ombre d'un "concurrent", nous sommes seuls au monde !  Bien seul, et peut-être un peu trop car pour Fouytoc et moi ce ne sera que quelques touches discrètes durant la moitié de la matinée. JP, au somment de son art, s'en tirera nettement mieux avec 6 beaux poissons dont un de 43 cm. Il prendra même un joli chevesne qui trainait par là.
Pour ma part, je finirais par éviter la bredouille en fin de matinée avec trois prises en bordure de courant dont une belle de 39 cm. En revanche ce sera un capot pour Fouytoc !
Mais dans l'ensemble, le constat est le même, elles ne sont pas franchement actives et prennent du "bout des lèvres". Dur, dur ce mois d'août où les piquées sont restées rares sur le Salat. Qu'importe, nous prenons quand même toujours autant de plaisir à pêcher cette magnifique rivière pyrénéennes...
Après un casse croûte bien mérité, nous changerons de secteur pour un post bien différent, très large, rectiligne et plus torrentueux. Ce sera morne plaine avec seulement un poisson...encore pour JP.
Nous terminerons la journée sur un dernier secteur plus en aval. Le soleil ayant fini par percer, la réverbération devient plus intense et il est plus difficile de suivre la dérive. JP finira quand même en apothéose avec une magnifique dame de 45 cm bien grasse qui lui fera un départ fulgurant. Sacré JP !

C'est l'étiage !
Et une pour JP...
Et une autre ...
Encore une...mais de 43 cm
Du bout des lèvres
Ma "petite" de 39 cm
Bien profilée, belle robe...que du bonheur !
Fouytoc et JP sur un des posts de cette journée
JP en action avec...
... un magnifique poisson de 45 cm !


Une petite vidéo par JP

16 août 2016

Opposition au microcentrales...Pourquoi ?

Pour tous ceux qui se posent encore des questions sur l'opposition aux microcentrales voici un extrait d'un rapport édifiant, clair et concis sur la question...

Partie captée du Lez en Ariège au mois de juin 2016

12 août 2016

PAPG été 2016 vient de paraître...

Le numéro d'été 2016 de "Pêches en Adour-Garonne-Pyrénées" (Numéro 44), la revue officielle des Fédérations de Pêche du Sud-Ouest dédiée à l'actualité des Fédérations et AAPPMA du 09, 24, 31, 32, 40, 46, 64, 65, 81 et 82. vient enfin de paraître.

Au sommaire de ce numéro, on retiendra un premier article sur le congrès du Club Halieutique qui s'est tenu à Avignon. On apprend entre autre que "le prix de la vignette réciprocitaire n'augmentera pas en 2017" ainsi qu'apparemment celle de la carte de pêche... A suivre !

Un petit compte rendu également sur la rencontre qui a eu lieu l'hiver dernier à l’Élysée où Le Président de la République, Ségolène Royal et Stéphane le Foll ont reçu une délégation de la F.N.P.F et de la F.N.C. Les questions de la continuité écologique, du bon état écologique des rivières et de la non prolifération des microcentrales ont été abordées avec un constat éloquent pour ne pas dire édifiant : "la singulière volte face de nos gouvernements". Mieux encore Ségolène Royal, je cite : "semble,[...], être devenue totalement incontrôlable, comme un électron (trop) libre qui n'en fait qu'à sa tête, qui remet sans cesse en cause sur ce quoi elle s'était engagée..."

Saluons en revanche la position de la F.N.P.F, qui par la voix de Claude Roustan, a tenu à aborder avec détermination les annonces de simplification intervenues dans le domaine agricole, mais aussi la cartographie des cours d'eau, les annonces liées à a volonté de développer la petite hydroélectricité et à la simplification du droit à l'environnement. Sur la question de l'hydro-élctricité, la F.N.P.F. a très justement précisé que : "Sur les nombreux petits ouvrages recensés sur notre territoire, une infime minorité présente un usage réel, utile et respectueux de la continuité écologique"...avec une note de la rédaction qui reflète bien la situation actuelle et à venir : "sur ce sujet, on assiste à une incompréhensible reculade de la ministre !"

Autre sujet d'actualité abordé dans la revue, un article très liminaire sur la F.N.P.F. dans le Tour de France. Gloops !!! 
Plus "sérieux", les résultats d'une étude nationale menée pendant trois années par l'ONEMA et ECOLAB sur la prédation du silure qui conclue à "un impact mesuré de l'espèce sur le reste de l'ichtyofaune". 
A lire également, un scandale mis au jour récemment concernant la prise dite "accidentelle" de saumons qui dépasserait les mille sujets par les pêcheurs professionnels de Capbreton sur toute la zone du sud des Landes et de l'estuaire de l'Adour.

8 août 2016

Le Barbeau...ce mal aimé !

Il n'est pas rare de rencontrer dans les cours d'eau de première catégorie ce gros moustachu qu'est le barbeau commun ou barbeau fluviatile (Barbus barbus). A ne pas confondre avec son cousin, le barbeau méridional (Barbus méridionalis), dépassant rarement 25 cm, qui fréquentent les rivières du sud de la France et du nord est de l'Espagne.
Le barbeau fluviatile peut quant à lui atteindre des dimensions considérables, certains dépasseraient le mètre pour des poids de plus de 10 kg et un âge de plus de 10 ans. Originaire du Danube, ce cyprinidé est présent dans presque toute la France, au moins depuis l'antiquité, et au-delà dans toute l'Europe occidentale et centrale. Il est absent de l’Espagne, de l'Italie, du Danemark, de la Scandinavie, de l'Irlande, de la Grèce et en partie de la Dalmatie.

Gravure de la fin du XIIème siècle sur brique représentant probablement un barbeau (J. Catalo/Inrap)

Autrefois très présent dans les zones mixtes toujours classée en première catégorie (zone dite "des barbeaux"), il semblerait qu'aujourd'hui on puisse observer une tendance à la baisse dans certains cours d'eau notamment du bassin de la Garonne (Eaufrance 2013 : les synthèses, n°7, mai 2013). 
Le barbeau est un poisson grégaire qui vit le plus souvent en bancs, comptant parfois de nombreux individus, surtout quand ils sont de petite taille. Très bon nageur, il colonise les eaux courantes et profondes, ne dédaignant pas l'été les forts courants aux eaux bien oxygénées. Il est le plus souvent positionné sur le fond en retournant inlassablement les graviers et galets à la recherche de nourriture. Les mouvements qu'il effectue alors trahissent sa présence, laissant apparaître ses flancs dorés. Il n'est pas rare non plus de le voir effectuer des sauts hors de l'eau tel un marsouin.
Le barbeau est omnivore et relativement opportuniste : larves, insectes, mollusques, crustacés, vers, algues, mousses, œufs de poissons, alevins, etc. rentrent dans son menu. Sa petite bouche le limite toutefois dans la taille des proies qu'il peut ingurgiter. Pour sa pêche, on peut donc lui proposer un peu de tout : asticots, blé, maïs, pain, gros vers, etc...sans oublier le fromage !

Un beau spécimen aux flancs bien dorés...
Comme tous les cyprinidés, le barbeau ne mord pas mais aspire sa nourriture. Ainsi, la touche s'apparente d'abord à un accrochage, suivie d'un "toc" puissant qui demandera une ferrage sec afin de bien accrocher l'hameçon dans ses lèvres épaisses. Bien ferré, la décroche est rare ! Commence alors un interminable combat, d'autant plus long si l'on pêche "fin". Imprévisible, après un premier départ parfois fulgurant, il se calera sur le fond, souvent derrière un obstacle. Le déloger en essayant de tirer sur la ligne est souvent peine perdue, il est alors préférable de relâcher un peu, la plupart du temps il repartira. Ce petit jeu peut durer de longues minutes avec sensations fortes garanties. Infatigable adversaire doté d'une force incroyable, la partie n'est jamais gagnée. Alors que vous arriverais enfin à la décoller du fond et à le ramener, le croyant épuisé, il repartira de plus belle dès qu'il apercevra l'ombre de votre épuisette ... et la partie recommencera !

Tout en muscle, taillé pour le combat...

Fabuleux poissons qu'est le barbeau. Beaucoup le dédaigne, certains l’exècrent, le considérant comme indésirable en première catégorie alors qu'il a toujours été présents dans les zones mixtes. Pourquoi tant de haine ?
N'est t'il pas parfois plus judicieux de se mesurer à ce formidable combattant plutôt que de s’escrimer à traquer des truites peu mordeuses...le tout évidemment au toc à la dérive, en 10 ou 12/100ème. Essayez, vous ne serait pas déçu !


Piscare aux prises avec un joli barbeau sur le Salat en 2013

6 août 2016

Retour dans les Couzes...

Comme chaque année au mois d'août, l'occasion m'est donnée de parcourir les Couzes* dans le Puys de Dôme. Comme l'an dernier, le mois de juillet a été sec et les eaux étaient très basses, trop basses à mon goût... Mais qu’importe, je n'ai pu résister à l'appel des ces torrents auvergnats.

Massif du Sancy

Ma première retrouvaille se fera sur la Couze Pavin, dans le secteur géré par l'AAPPMA "la Truite de la vallée" de Chidrac dont la gestion est remarquable à plus d'un titre. Je vous invite d'ailleurs à visiter leur site ici.
Malgré un étiage sévère, je prendrais une quinzaine de truites en pêchant très léger dans de petits courants et près des bordures. Pas de "monstres" mais de jolis poissons, de 18 à 25 cm, aux robes bien typées. Très méfiants, le niveau des eaux est probablement à l'origine de beaucoup de ratés.
Ma deuxième sortie se fera sur la Couze Chambon. Pas pire, pas mieux que l'an dernier, les prises seront peu nombreuses avec seulement 4 truites de moins de 24 cm. Dommage car cette jumelle de la Couze Pavin a tout pour avoir une bonne population piscicole mais, malheureusement, elle reste d'année en année en deçà de ce que l'on peut escompter..
Ma troisième et dernière sortie se portera sur une de mes Couzes préférées si ce n'est ma préférée, la Couze de Valbeleix, non pas d'un point de vue piscicole, bien que possédant une population assez riche, mais de part sa beauté naturelle.
Principal affluent de la Couze Pavin, elle prend sa source près du col de la Chaumoune vers 1300m d’altitude et traverse une magnifique vallée glaciaire avant de s'engager dans des gorges boisées aux versants très hauts dites "Gorges de Courgoul". De fait, son parcours présente des profils très différents où des secteurs torrentueux, parfois très resserrés, succèdent à des zones de plaine plus calmes.
Faute de temps, je ne ferais que la partie basse avec une portion de gorges très étroites où je prendrais une dizaine de poissons de 18 à 26 cm et, chose plutôt surprenante, un saumon de fontaine !

Sur la Couze Pavin...


... sur la Couze Chambon...


...et sur la Couze de Valbeleix.


* Nom générique des torrents du Puys de Dôme. La Couze Pavin (ou Couze d’Issoire), La Couze Chambon (ou Couze Champeix), La Couze d’Ardes, La Couze de Valbeleix, La Couize de Chaudefour, La Couze de Surains...