Écussons "Fous de toc"...ils reviennent !

Suite à plusieurs demandes, nous envisageons de faire refaire une série d’écussons "Fous de toc".
Le prix par unité devrait être d'environ 7 € (fdp compris).
Si vous êtes intéressés, merci de nous contacter par mail fousdetoc@sfr.fr ou par facebook sur notre page à l'adresse suivante https://www.facebook.com/fousdetoc/?fref=nf


20 février 2017

09, 11, 31, 64, 65, 66 : les guides de pêches 2017...

Tout ce qu'il faut savoir pour pêcher dans les départements de l'Ariège, de l'Aude, de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées, des Pyrénées-Atlantiques et des Pyrénées-Orientales...Ça peut toujours servir !

http://www.peche-ariege.com/uploads/guide_peche_ariege_2017_1.pdf http://www.fedepeche11.fr/images/stories/GUIDE-DE-PECHE-2017.pdf
http://www.fede-peche31.com/upload/Guide-2017.pdf https://www.federation-peche64.fr/nouveau-guide-de-peche-2017-ligne/
http://peche66.org/sites/default/files/deversements/livret.pdf http://www.federationpeche.com/65/departement.php?page=1063

19 février 2017

Les Fous de toc se lâchent...Daniel Donnadieu

Daniel Donnadieu est un autre admirateur d'Alphonse Arias, mais qui ne l'est pas ? Il nous propose ici un récit sur sa rencontre avec Alphonse.


Mon meilleur souvenir de pêche, c’est la rencontre de partage au bord de l’eau avec Alphonse Arias. Pour commencer, c’était la première fois qu’un partenaire de pèche me refusait de prendre une café avant de débuter la partie car les truites, me dit-il, n’allait mordre que pendant une demi heure... et cela se vérifiât ! Ensuite il m’informa des moments des piqués pour la journée avec ses explications et cela s’avéra aussi exact. 
Que dire des trois heures que nous passâmes à déjeuner sous un arbre en pleine campagne en attendant les truites, d'autant plus que nous avions gardé quatre truites pour les déguster !
Mais quel moment épique lorsque plusieurs minutes après avoir mis les poissons dans la poêle nous nous aperçûmes que nous n'avions plus de gaz. Je me mordis les lèvres pour ne pas éclater de rire d’autant plus que je le sentais très gêné.
En une journée avec Alphonse j’ai gagné dix ans de pratique. 

Daniel Donnadieu

17 février 2017

Quid des grands migrateurs ?

Mercredi 15 février, le Sénat a adopté "en catimini" et vraisemblablement sous la pression du lobby hydroélectrique un amendement à la loi relative aux énergies renouvelables et à l'autoconsommation qui, pour résumer, dispense tous les ouvrages, ayant une existence légale et une production hydroélectrique, sur un cours d’eau en liste 2 des obligations d’assurer la continuité écologique. Cette disposition a été adoptée contre l'avis du Gouvernement.


Que disait la loi sur l'eau et les milieux aquatiques ?
L’article L214-17 du Code de l'environnement stipulait pour les rivières classées en liste 2 que : « 2° Une liste de cours d'eau, parties de cours d'eau ou canaux dans lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs. Tout ouvrage doit y être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant. »

Ces obligations d’assurer ou de rétablir la libre circulation des poissons migrateurs et le transit des sédiments devaient se faire au terme d'un délai de cinq ans après la publication de la liste des cours d’eau (2013-2018, loi 2006), délai récemment prorogé de cinq années supplémentaires. On est en 2017 ? 

Que dit l’amendement du 15 février 2017 ?
Validé par l'Assemblée nationale, l’article 3bis de la loi sur l'autoconsommation énergétique a été inséré dans le code de l’environnement. 
« Art. L. 214-18-1. – Les moulins à eau équipés par leurs propriétaires, par des tiers délégués ou par des collectivités territoriales pour produire de l’électricité, régulièrement installés sur les cours d’eau, parties de cours d’eau ou canaux mentionnés au 2° du I de l’article L. 214-17, ne sont pas soumis aux règles définies par l’autorité administrative mentionnées au même 2°. Le présent article ne s’applique qu’aux moulins existant à la date de publication de la loi n°  X du JJ/MM/AA ratifiant les ordonnances n° 2016-1019 du 27 juillet 2016 relative à l’autoconsommation d’électricité et n° 2016-1059 du 3 août 2016 relative à la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables et visant à adapter certaines dispositions relatives aux réseaux d’électricité et de gaz et aux énergies renouvelables. » 

Officiellement la liste 2 vient donc d’être purement et simplement retirer au niveau de la continuité écologique des cours d’eau !
Mais sur le fond, qu’est-ce que cela veut dire réellement ? Que le classement actuel des rivières n’a aucune valeur ? Que la démarche scientifique est mauvaise ? Que son constat n’est pas bon ? Oui, certains en sont persuadés, les « rentiers de la turbine » notamment, en mettant en avant l’intégrisme des pêcheurs et de tout autre obstacle qui freinerait leur petit profit.

Non content de remettre en cause le principe même de continuité écologique, ce nouveau couperet est une atteinte aux services en charges de la gestion des milieux aquatiques, l’Onema en premier lieu et bien entendu la toute nouvelle Agence française pour la Biodiversité, les Schémas d’aménagement régionaux, les Plans de gestion, les instances officielles de la pêches (fédérations, Aappma), etc. C'est un véritable désaveu ! 

Bien entendu, supprimer un seuil ou installer des PAP ne sauraient être les seules solutions mais ces démarches font parti des solutions.Parler de « dérives » à ce sujet comme l’écrit l’OCE dans un article du 9 février 2017 intitulé « La destruction des moulins, c’est fini? On va pouvoir s’occuper de l’amélioration de la qualité de l’eau » est un camouflé alors même que la loi 2006 n’a pas été suivie d’applications à la hauteur des engagements pris alors.

Les intérêts personnels de quelques uns avant l’intérêt général : voilà comment ruiner tous les efforts entrepris depuis plusieurs années. 
A quand l’abrogation de l’article L210-1 du code de l’environnement «  L'eau fait partie du patrimoine commun de la Nation » ? L’eau res publica l’est de moins en moins !

Et au fait, qu’en est-il des grands migrateurs ? La quasi totalité des cours d'eau à migrateurs sera impactée par le biais de cette loi... 


15 février 2017

Les Fous de toc se lâchent...Serge Bonnefois

Notre série "Les Fous de toc se lâchent" continue aujourd'hui avec Serge Bonnefois, insatiable conteur qui nous abreuve toute l'année de récits enjoués sur ses escapades de pêche drômoises et ardéchoises, que vous pouvez retrouver dans son blog Truite Passion

Souvenir d’un pêcheur au Toc

Serge dans un des ses paradis ...
Au début de ma jeune vie de pêcheur de truite je ne manquais pas de prendre la moindre information en regardant les vidéos d’Alphonse Arias. Je me souviens de ces rivières des Pyrénées qui me faisaient tant rêver, je me souviens quand ce fabuleux pêcheur nous expliquait sa plombée, assis devant sa table avec en fond le bruit de l’horloge. Je me souviens aussi de cette canne FI et de ce moulinet Delta que l’on pouvait se procurer sur le catalogue d’Ediloisir. Et surtout je me souviens de son coup de ligne, de sa dérive parfaite et de la bagarre avec les truites des merveilleux cours d’eau des montagnes du Sud-ouest.
Bien des années ont passé et soudain je ne rêve plus, mes souvenirs font partie du présent, il est là marchant devant moi le long de ce chemin escarpé qui va nous emmener sur les bords d’un de ces endroits qu’il affectionne tant.
Oui en cette après-midi je vais pêcher avec un monstre sacré de la pêche, je vais m’enivrer de sa connaissance et profiter du moindre instant passé en sa compagnie. Je sais la chance que j’ai de pêcher avec Alphonse Arias, je suis comme un gamin tremblant comme une plume, excité à l’idée de partager une partie de pêche avec lui.
Mais aussi j’ai peur, une peur bleue de ne plus savoir jeter ma ligne dans l’eau cristalline du torrent, de ne plus savoir pêcher.
Après vingt minutes de marche au milieu des châtaigniers, nous sommes à pied d'œuvre, je reprends mon souffle car malgré nos vingt ans de différence faut bien avouer qu’il faut le suivre « le montagnard ». D’un air quelque peu espiègle, il me propose de me faire débuter sur ces quelques petites cascades. Je sais au fond de moi qu’il veut me tester, savoir quel pêcheur il a à ses côtés.
Je tremble comme jamais, ne sachant plus ce que j’ai dans mes mains, ne sachant plus ou jeter ma ligne, ne sachant plus pêcher tout cour. Au bout de quelques lancers, la passion reprend le dessus, les truites me rappellent à l’ordre et je redeviens le simple pêcheur de truite. Le maitre Arias veille aux grains, après m’avoir jugé, et avec légèreté, il me donne quelques conseils de champion.
Lors de cette après-midi je vais le voir pêcher comme un métronome, il va me dire qu’à la pêche il ne faut pas perdre de temps que les truites ont des périodes de frénésie et qu’il faut être là lors des moments importuns pour prendre un maximum de poisson en un minimum de coup de ligne.
On ne peut qu’apprendre en pêchant avec Alphonse Arias, on ne peut que savourer, on ne peut que se délecter de ces endroits où les truites nous nagent dans les pieds.
Depuis il est devenu mon ami, comme le sont devenu certains cours d’eau des Pyrénées et je n’ai qu’une hâte année après année c’est de retrouver ce grand pêcheur et ces endroits de pêche à couper le souffle.
Je ne pourrais je pense jamais oublier cette après-midi, ce souvenir d’un pêcheur au TOC...

Serge Bonnefois

http://truitepassion.over-blog.com/
Le blog de Serge

13 février 2017

C'était il y a tout juste deux ans : n'oublions pas !

Il y a deux ans, le 13 février 2015, une vanne du barrage de la Bourboule sur la Dordogne cédait et laissait échapper plus de 180 000 m3 de boues qui se sont répandus sur plus d'une vingtaine de kilomètres, colmatant tout sur son passage. Une véritable catastrophe écologique !
Malgré une mobilisation forte, deux ans après, rien ne semble avoir changé et aucune disposition n'a été prise pour éviter, ici comme ailleurs, de tels drames. 
N'oublions pas !